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LE DEUIL
Tandis que l'Italie compte ses morts suite au tremblement de terre,
le sismologue Jean-Sylvain Magagnosc, enseignant à l'université
de Poitiers et sur le pôle universitaire de Niort, refait ses valises.*
Il était tout récemment en Campanie et en Molise -c'est-à-dire
tout près de la région sinistrée- et le voici de
nouveau envoyé en mission dans les Abruzzes par le ministère
de l'environnement dans le cadre de l'association française de
génie parasismique. Après les premiers secours, il s'agira
pour les scientifiques "d'apprécier les dégâts
en fonction des contextes : critères topographiques, géologiques,
sociaux".
Outre la portée internationale de cette mission, les spécialistes
hexagonaux auront à transposer leurs observations sur les zones
françaises à risques où existent des configurations
identiques, comme en Savoie. Mais en réalité, le péril
chez nous est minime puisque le dernier séisme mortel remonte à
1909 en Provence alors que l'Italie a payé récemment un
lourd écot à San Guiliano (27 enfants morts dans leur école).
* NR du 8 avril
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