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Résistance
Le Grand Soir est-il pour demain ?...
En prenant appui sur l'actualité, le philosophe Henri Pena-Ruiz,
enseignant en khâgne au lycée Fénelon et à
Sciences-po réussit à chauffer son public : que de dérives
entraînées par l'ultra-libéralisme... Dans la crise
financière qui secoue le monde, on s'aperçoit qu'il récidive
en nationalisant les pertes des banquiers après avoir privatisé
leurs profits et le comble risque d'être atteint en France même
où l'on se proposait de ponctionner les crédits du livret
d'épargne A destinés au logement social !
Grand maître de sa réthorique, Pena-Ruiz en appelle aux mânes
les plus nobles de Durkheim, Victor Hugo et jusqu'à Térence
pour mettre en évidence les bienfaits d'une solidarité qui,
bien comprise, n'égratigne en rien la liberté individuelle.
Et se distingue de la charité dans la mesure où, elle, ne
s'en prend pas seulement aux effets mais aux causes.
Alors, haro sur le trader, sur le winner, sur les spéculateurs
de tout poil qui jonglent avec l'économie virtuelle et se dotent
de parachutes dorés.! Le temps de la résistance est revenu
: "J'ai de l'espoir, confie le philosophe, il faudra bien que le
peuple se réveille".
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