| RIRE SOCIAL
Un effet de mode ?
Une dérive libérale ?
Ou, au contraire, un aiguillon pour une économie sociale menacée
de banalisation...
Le débat n'est pas tranché ainsi qu'on a pu le constater
lors de la conférence organisée mercredi, à la MAIF,
par le Centre Régional des Jeunes Dirigeants et acteurs de l'Economie
Sociale. De toute évidence, le président national des jeunes
dirigeants, Gérard Leseul, observe avec circonspection ce nouveau
concept d'entrepreneuriat social mis à l'étude au centre
de recherche de l'ESSEC dirigé par Thierry Sibieude;
S'il peut y avoir une singularité positive, elle réside
sans aucun doute dans la primauté donnée au social dans
ce nouveau type d'entreprise qui cherche à intervenir sur les secteurs
marchand et non marchand en conciliant initiative privée et solidarité.
Pas simple, assurément, car il faut savoir tendre la main à
la fois pour secourir le "galérien" et obtenir des subsides
publics. Mais la récompense est dans la réussite déjà
affichée par des institutions aussi diverses que "Siel bleu"
qui préconise la prévention par le sport ou "Rire médecin"
qui introduit les saltimbanques dans les hôpitaux pédiatriques.
Ce voisinage peut-il gêner les grandes mutuelles d'assurance ? Pas
du tout, estime Gérard Andreck, président de la MACIF :
je prendrais le qualificatif d'entrepreneur social pour un compliment.
(Lire "L'audace des entrepreneurs sociaux" édité
par "Autrement" avec le soutien de la MAIF et de la MACIF) |