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NIORT, en FRANCE
La stratégie de l'éléphant dans le magasin de porcelaine
est-elle en marche ? Voici de nouveau posée avec la frénésie
des veilles électorales la question de la pertinence de la carte
universitaire française*.
Etalez-là sous vos yeux cette carte et vous y trouverez le résultat
d'un long et délicat maillage qui s'est constitué avec la
démocratisation de l'enseignement supérieur. Les grosses
universités se sont entourées de satellites et dans cette
galaxie figure Niort qui, sur son socle des mutuelles, a bâti un
pôle de haut niveau axé sur l'assurance et la gestion des
risques.
Quel est aujourd'hui le problème ? Les universités françaises,
gémit-on, ne sont pas visibles de l'extérieur comme le révèlent
certains classements internationaux. Alors, pour exorciser le mal, on
propose un remède de cheval : opérer un regroupement général
autour des grands centres de recherche.
Parfait : on y verra assurément plus clair à l'étranger
mais que risque-t-il de se produire à l'intérieur ? Une
accélération de la désertification que chacun déplore
dans d'autres domaines .
Certes, il est légitime de défendre les couleurs de Paris,
Grenoble ou Montpellier mais l'université France ne constitue-t-elle
pas aussi un emblème digne de ralliement ?
(réf. : journal Le Monde du jeudi 14 décembre 2006)
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